The bow of the icebreaker over the ice with passengers standing beneath

Le navire

Polar Explorer : Le Brise-Glace, Ses Sept Ponts et Sa Passerelle

À retenir

  • Une coque rouge en acier, pas un navire de croisière auquel on aurait simplement ajouté une proue renforcée.
  • Un audioguide disponible en seize langues vous accompagne tout au long de la visite.
  • Un film de onze minutes sur les brise-glaces, projeté à bord.
  • La coque grimpe sur la banquise et son propre poids brise la glace vers le bas.

Quel est ce navire ?

La réservation ne mentionne pas le nom du navire, ce qui est curieusement fréquent pour ce type de croisière et peu pratique si vous voulez savoir ce qui vous attend. Il s'agit du Polar Explorer. Son nom est peint le long de la proue, apparaît sur bon nombre des propres photographies de l'opérateur et figure sur les certificats remis à la fin de la journée.

C'est important, car plusieurs brise-glaces embarquent des passagers sur cette côte et l'expérience n'est pas la même à bord de chacun. Certains sont nettement plus petits et proposent de courtes excursions dans le port ; d'autres partent de ports finlandais plutôt que suédois. Savoir quel navire vous avez réservé fait toute la différence entre lire des informations sur votre croisière et lire celles sur la croisière de quelqu'un d'autre.

Celui-ci est un navire de travail. Sa coque est faite de lourdes plaques d'acier, les équipements du pont sont fonctionnels plutôt que décoratifs, et l'intérieur est celui d'un navire : acier peint, échelles entre les niveaux, portes à fermetures étanches. C'est là tout son attrait, et non un défaut.

Les sept ponts

Les passagers ont accès aux sept ponts, ce qui est inhabituel. Sur la plupart des navires accueillant des visiteurs, une grande partie du bateau est réservée à l'équipage, tandis qu'ici la visite couvre explicitement l'ensemble du navire, avec un audioguide disponible en seize langues qui vous permet d'avancer à votre rythme plutôt qu'en troupeau.

La passerelle est le point fort pour la plupart des visiteurs. C'est une véritable passerelle de navigation, avec un quart en service, et se tenir à l'avant pendant que le navire brise réellement la glace est une expérience tout à fait différente de celle qui consiste à en observer un depuis le bord. De là-haut, vous voyez la couche de glace devant vous, la fissure qui part de l'étrave et les morceaux qui se retournent lorsque la coque avance.

En contrebas se trouve le cinéma, qui projette un film de onze minutes sur les brise-glaces et constitue une excellente façon d'occuper le temps pendant le repositionnement du navire. Il y a une cafétéria, où les boissons chaudes sont incluses et où tout le reste s'achète. Il y a aussi les espaces de travail, là où un navire comme celui-ci devient vraiment intéressant : les machines sont la raison pour laquelle il peut accomplir ce qu'il fait, et elles ne sont pas cachées.

The icebreaker moored against the ice at low sun with people crossing to it

La coque rouge dans une mer de glace plane

Comment il brise la glace

La plupart des gens imaginent qu'un brise-glace tranche la glace, comme un couteau dans une plaque. Ce n'est pas le cas. La glace résiste bien à la compression mais mal à la flexion : essayer de la traverser de chant est donc la méthode la plus difficile qui soit.

Un brise-glace procède autrement : il monte sur la glace. L'étrave est conçue pour grimper sur la couche de glace plutôt que pour s'y enfoncer et, une fois la partie avant de la coque posée dessus, le poids du navire fait plier la glace vers le bas jusqu'à ce qu'elle cède. Les morceaux brisés sont alors repoussés sur les côtés et sous la coque, le navire glisse vers l'avant et le cycle recommence.

C'est pourquoi le bruit est un rythme plutôt qu'un grondement continu. Depuis les cabines, il se fait entendre comme un gémissement à travers l'acier, espacé de silences. Dans une glace plus épaisse, le navire peut reculer puis repartir de l'avant, exactement comme cela en a l'air : c'est une technique de travail normale, pas un signe de difficulté.

C'est aussi pourquoi le chenal derrière le navire a cet aspect vu du ciel : non pas une découpe nette, mais une large voie jonchée de blocs retournés, qui regèle sur les bords, avec la couche de glace intacte de chaque côté.

Le rôle du navire le reste de l'année

Un brise-glace accueillant des passagers est un objet inhabituel, car la mission pour laquelle il a été construit et celle qu'il remplit aujourd'hui ne sont pas les mêmes. Les navires de ce type existent pour maintenir les ports commerciaux ouverts durant l'hiver baltique : ils escortent les cargos, dégagent ceux qui se sont retrouvés bloqués et entretiennent des chenaux qui seraient autrement fermés pendant des mois.

Cet héritage est visible partout à bord, une fois que vous savez où regarder. L'espace sur le pont est un espace de travail. Les treuils et le matériel de remorquage sont authentiques, pas de simples accessoires. Les cabines sont conçues pour un équipage accomplissant un long travail dans le froid, et non pour des visiteurs, d'où cette impression d'être dans un navire plutôt que dans un hôtel.

Cela explique aussi ses performances sur la glace. Un navire conçu pour ouvrir un chenal à un cargo chargé possède des capacités bien supérieures à celles requises pour une croisière d'une journée. C'est pourquoi il peut s'arrêter au milieu d'une baie gelée, maintenir sa position pendant que plusieurs dizaines de personnes entrent dans l'eau à ses côtés, puis se frayer un chemin au retour sans le moindre drame.

7 ponts

Tous sont accessibles aux passagers, avec une application d'audioguide en seize langues. Sur la plupart des navires accueillant des visiteurs, l'essentiel du bâtiment est réservé à l'équipage.

À bord pendant qu'il travaille

Les ponts extérieurs sont l'endroit où la plupart des visiteurs passent la première partie de la traversée, et il y fait froid. Rien ne vous protège du vent, le navire est en mouvement et l'air au-dessus d'une mer gelée ne retient aucune chaleur. Ici, les couches de vêtements et un bon bonnet comptent encore plus que pour la baignade.

Une fois le navire arrêté, l'ambiance de la journée change complètement. Les moteurs ralentissent, le bruit cesse et le silence au-dessus d'un champ de glace est total, d'une manière difficile à décrire et légèrement troublante. C'est alors que sont organisées les modalités de sortie sur la glace et de mise à l'eau.

Le trajet du retour est le moment le plus calme de la journée et le meilleur pour profiter pleinement du navire : le cinéma, la cafétéria, les ponts que vous avez laissés de côté à l'aller. À ce stade, la plupart des gens sont fatigués, bien au chaud et fiers d'eux-mêmes, ce qui est précisément l'état idéal pour observer des machines.

Un brise-glace en activité avec sa passerelle accessible

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Avant de réserver

Quel est ce navire ?
Le Polar Explorer. Son nom est peint sur l'étrave et imprimé sur les certificats, même si le texte de réservation ne le précise pas.
Combien de ponts les passagers peuvent-ils visiter ?
Les sept, avec une application d'audioguide disponible en seize langues.
Peut-on accéder à la passerelle ?
Oui, et c'est une véritable passerelle de navigation avec un quart en service, ce qui est tout l'intérêt.
Qu'est-ce que le cinéma ?
Une petite salle de cinéma à bord qui projette un film de onze minutes sur les brise-glaces.
Comment un brise-glace brise-t-il la glace ?
Il monte sur la couche de glace et laisse son propre poids la faire plier jusqu'à ce qu'elle cède, puis il repousse les morceaux sur les côtés. Il ne la coupe pas.
Pourquoi recule-t-il parfois ?
Reculer puis repartir de l'avant est une technique de travail normale dans une glace plus épaisse, et non le signe d'un problème.
Y a-t-il de quoi manger à bord ?
Les boissons chaudes sont incluses. Le déjeuner, les en-cas et les autres boissons s'achètent à la cafétéria.
Est-ce bruyant ?
C'est un gémissement rythmé à travers la coque plutôt qu'un fracas, avec du silence entre chaque cycle.

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